Les suites de couches. La théorie et ma pratique.
Saturday, December 22, 2018
Je suis heureuse de vous écrire un nouvel article pour vous parler d'un passage important lorsqu'on devient maman. Un passage dont on nous parle trop peu avant de tomber enceinte, et auquel nous sommes rarement prêtes le moment venu. J'espère que cet article informera certaines et les préparera à ce passage peu évident et pourtant très important de la maternité.
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| Baby Aria et moi, quelques jours après notre retour à la maison. |
Les suites de couches en théorie, qu'est-ce que c'est ?
Les suites de couches englobent tout le suivi et les chamboulements du corps de la femme lors des 6 semaines qui suivent l'accouchement. Les professionnels parlent de 6 semaines, car c'est généralement le temps qu'il faut à l'utérus pour retrouver sa taille et sa position normale (ne pas oublier qu'il doit passer de la taille d'une énorme pastèque à la taille d'une petite clémentine).
Les premiers jours...
C'est une période où les femmes connaissent des désagréments gênants. Il y a tout d'abord les sensations et les douleurs dans les heures qui suivent l'accouchement. Le vagin vient de subir un traumatisme énorme. Il est donc commun d'avoir des sensations de tiraillements dans le bas du dos et du ventre, de béance à l'entrejambe. Tout dépend aussi des différentes interventions que vous subissez lors de votre accouchement (épisiotomie, césarienne, péridurale, ventouse, forceps, etc...).
Les lochies viennent elles aussi s'ajouter à tout ça. C'est un mot très moche pour parler d'un fait totalement naturel. Ce sont des saignements qui suivent l'accouchement, dûs à des suintements et des plaies au niveau de l'utérus suite à l'expulsion du bébé et du placenta. Peuvent souvent s'ajouter à ces suintements des caillots et des petits débris de placenta restants. Elles durent en moyenne trois semaines. Les saignements sont très importants les trois à cinq premiers jours, puis diminuent au fur et à mesure des semaines. Ces pertes changent également de couleur (rouge très vif au début, pour devenir marron vers la fin). Même si cela paraît effrayant, il est très bon signe de saigner beaucoup, puisque cela signifie que l'utérus se contracte et fait son travail post-partum pour retrouver sa taille initiale.
Ces saignements seront souvent accompagnés des tranchées. Ce sont les contractions que l'on ressent dans les jours suivant l'accouchement. Elles sont douloureuses, mais malgré tout beaucoup moins que celles que l'on ressent pendant le travail. Ces tranchées et ces saignements sont plus importants chez les femmes allaitantes, mais le point positif à cela est que l'utérus se remet généralement plus rapidement en place grâce à l'allaitement.
Je tiens également à mentionner la dépression post-partum. On en parle souvent, mais nous sommes rarement bien préparées à la claque émotionnelle que représente le chamboulement hormonal suite à l'accouchement. La dépression post-partum peut durer jusqu'à 15 jours après l'accouchement. Si des symptômes de déprime persistent, il est important d'aller consulter et de se faire aider.
Après la maternité
Les soins de suites de couches continuent à la maison avec le suivi à domicile. Il se fait généralement par une sage-femme et / ou la PMI.
La personne qui vient à votre domicile pendant le mois qui suit votre accouchement a pour rôle de contrôler la prise de poids de votre bébé, déceler d'éventuels problèmes de développement mais aussi vérifier la normalité de vos saignements, vos éventuels cicatrices, si vous avez d'éventuelles varices, etc.
La reprise d'une vie sexuelle et la contraception sont aussi souvent source de questionnement. Ces questions sont souvent abordées avant la sortie de la maternité. En fonction de vos antécédents et de si vous allaitez ou non, les sages-femmes vous recommanderont des contraceptions différentes. La reprise d'une activité sexuelle se fait généralement de façon graduelle et dépend vraiment de chaque femme. Tout dépend, encore une fois, des interventions subies pendant l'accouchement. L'allaitement joue aussi un rôle sur le désir. La prolactine, qui permet de fabriquer le lait, retarde l'apparition du désir et du plaisir. Sachez qu'il faut, quoi qu'il en soit, 6 semaines au col de l'utérus pour complètement cicatriser et se refermer. C'est également pour cette raison que la visite post-natale a lieu 6 semaines après l'accouchement (et cette visite est OBLIGATOIRE).
Suite à cette visite, vous débuterez (si votre corps est prêt) votre rééducation du périnée. Le périnée est un muscle très complexe et son état post-partum dépendra d'un tas de facteurs (le poids de votre bébé, la manière dont vous avez sollicité votre corps pendant la grossesse, la manière dont vous avez fait travailler votre périnée avant la grossesse, etc...). Les professionnels prescrivent en moyenne 10 séances de rééducation. Il y a des cas rares qui n'en ont pas du tout besoin, et d'autres qui ont besoin de beaucoup plus.
Pour la reprise du sport, il est très important d'attendre le feu vert de votre sage-femme ou de votre gynécologue. Cela peut être très frustrant mais il est nécessaire de ne pas brusquer les choses. Il vaut mieux attendre et reprendre le sport dans de bonnes conditions, plutôt que de vouloir aller trop vite et infliger à votre corps un nouveau choc qui pourrait avoir des conséquences irréversibles.
Mon expérience des suites de couches
Tout ce que j'ai pu citer précédemment sont, dans l'ensemble, des explications que l'on donne aux femmes avant et / ou après l'accouchement. Il s'agit de faits qui arrivent à la majorité des femmes, mais encore une fois, tous les corps sont différents. J'ai donc choisi de vous partager aussi mon expérience. Je rappelle que mon but est de partager ma réalité, donc je ne décrirai pas les choses en y allant avec le dos de la cuillère !
Mon séjour à la maternité...
Lorsque je suis retournée en chambre après mon accouchement, je me sentais surtout très fatiguée puisque j'avais très peu dormi du jeudi au samedi, entre le moment où j'ai eu mes premières contractions et le moment où Aria est née.
La première chose que j'ai voulu faire quand les effets de la péridurale se sont estompés, était d'aller me voir dans un miroir. Mon mari m'a alors aidée à me lever et là, ça a été le choc alors que je n'étais même pas arrivée au miroir. J'ai eu une sensation de béance énorme à l'entrejambe, chose que je n'avais absolument pas anticipée ! J'ai mis du temps à m'habituer à cette sensation et à marcher normalement. J'ai mis quelques jours à réellement m'en remettre.
Une fois devant le miroir, je me suis regardée de profil, puis de face... Et je me suis dit "Oh, ça va !". Je m'attendais à vraiment encore ressembler à une femme enceinte. Je ne me sentais pas svelte non plus, mais je n'étais finalement pas choquée de voir mon corps ainsi après ma grossesse.
Le second gros choc a été les lochies. Lorsqu'après l'accouchement on m'a apporté des serviettes hygiéniques qui ressemblaient à des fonds de couches... J'ai cru qu'on se moquait de moi. J'ai d'abord dit à la sage-femme "Mais je n'ai peut être pas besoin d'une serviette si épaisse ?". Elle m'a ri au nez en me disant "Je suis désolée de vous le dire madame, mais si... Vous allez énormément saigner au moins pendant 5 jours.". On m'avait dit que cela pouvait ressembler à des règles abondantes, mais je ne m'attendais pas à une abondance telle... Je laissais des flaques derrière moi lorsque je prenais ma douche. On comprend vite l'importance de ne pas être carencée en fer avant l'accouchement.
Je n'ai personnellement pas eu d'épisiotomie et autres interventions avec ventouse et forceps. J'ai cependant eu deux déchirures à l'intérieur et à l'extérieur du vagin (7 à l'extérieur et 4 ou 5 à l'intérieur si mes souvenirs sont bons). Lorsqu'on m'a annoncé des points de suture, j'ai d'abord eu très peur que la douleur soit difficile et que cela m'handicape vraiment dans les mois à venir. J'ai effectivement eu quelques brûlures les premiers jours, mais au bout de 24 heures post-partum, je ne sentais déjà plus rien. Les déchirures étaient superficielles. J'ai également utilisé de la teinture mère de calendula (attention, c'est à appliquer sur la cicatrice et pas à boire ! Je dis cela car mon ordonnance était ambiguë et j'ai fait cette erreur avec ma première bouteille ! J'en ri aujourd'hui) qui aide à la cicatrisation plus rapide.
J'ai également fait une bonne dépression post-partum qui a débuté à la maternité environ 2 jours après mon accouchement, et qui a duré plus d'une semaine. Elle s'est manifestée par des pleurs très incontrôlés, sans vraiment d'explications. J'ai été un peu traumatisée par mon début d'allaitement qui a été compliqué. J'avais très peur de rentrer à la maison et de ne pas arriver à nourrir Aria. En bref, je réfléchissais beaucoup à l'après maternité, et j'avais très peur de ne pas être à la hauteur.
Retour à la maison
Une des premières choses que j'ai faite en arrivant à la maison était de vouloir remettre un vêtement d'avant grossesse... Et quelle erreur ! C'est là que j'ai vraiment réalisé que mon bassin s'était vraiment élargi pour pouvoir faire de la place à bébé. C'est là que le choc physique a été dur. Mais j'ai d'abord appris à m'accepter et mon bassin a repris sa taille initiale en environ 7 mois.
Une fois à la maison, j'ai été suivie par la sage-femme libérale qui s'est occupée de moi pendant la grossesse. Comme je l'expliquais dans mon article sur l'allaitement, ça a été parfois dur émotionnellement car les professionnels sont parfois un peu trop à cheval sur les moyennes des courbes de poids.
Mes deux déchirures ont cicatrisé en trois semaines, et j'ai arrêté de saigner au bout de cinq semaines. Au retour de la maternité je saignais déjà beaucoup moins. Mes lochies ressemblaient à des règles légèrement abondantes mais elles se sont estompées assez rapidement. Au bout de trois semaines, je n'avais plus que des légères pertes marrons qui ont duré trois semaines à leur tour.
Je n'ai eu mon retour de couches que 7 mois plus tard, suite au sevrage d'Aria. J'ai allaité Aria jusqu'à 8 mois mais j'ai commencé à diminuer les tétées à partir de 6 mois. En effet, l'allaitement retarde l'apparition des règles, mais attention, cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas ovuler ! Au contraire ! Les femmes sont très très fertiles lors des mois qui suivent un accouchement. Il est impératif de se protéger. J'ai personnellement choisi un DIU (stérilet) sans hormones que j'ai eu le droit de poser au mois de juin après une rééducation du périnée déjà bien débutée.
À 6 semaines post-partum, j'ai eu ma visite post-natale qui s'est très bien passée. J'ai pu démarrer ma rééducation du périnée dans la foulée. Mes faiblesses à travailler était assez commune. J'avais une béance à l'entrée du vagin, une descente du col et une faiblesse urinaire. C'est au bout de 5 séances de rééducation que j'ai eu l'autorisation de reprendre une activité sportive légère (courts footings, étirements, un peu de renforcement abdominal), à environ 10 semaines post-partum. Ce passage m'a appris à écouter mon corps et à me rendre compte de quand je voulais aller trop vite. Lors de mes premiers footing, j'ai rarement couru plus de 5km car je sentais très vite une faiblesse périnéale qui m'empêchait de faire plus.
Après les 10 séances qui m'avaient été prescrites, j'ai eu le droit de reprendre le sport plus intensément. Cependant, j'ai dû reprendre une rééducation quelques semaines plus tard, et j'y suis actuellement toujours puisqu'il m'arrive encore de sentir de légères faiblesses. J'ai réussi à me faire à l'idée que l'accouchement, bien que naturel, reste un traumatisme énorme pour le corps, et que si je tiens à faire du sport comme avant, alors cela nécessitera une rééducation sur le long terme.
Lors de mes 10 premières séances, la sage-femme a utilisé la méthode manuelle (qui est supposée être la mieux). Pour parler franchement, la sage-femme place ses doigts dans le vagin et appuyant à différents endroits pour pouvoir contrôler les exercices. Elle décrit généralement une image à laquelle vous devez penser en même temps que vous exercez une respiration hypopressive. Les premières séances sont très bizarres. On ne sent pas grand chose, et je n'avais pas vraiment l'impression de rééduquer quoi que ce soit. Mais au fur et à mesure des séances, j'ai vite senti que je maîtrisais de mieux en mieux les exercices et que je pouvais sentir différents muscles se contracter.
Quand je suis retournée consulter en septembre pour parler de faiblesses persistantes, la sage-femme m'a proposé d'utiliser une sonde en complément des exercices. J'étais d'abord un peu réticente, mais je trouve finalement que c'est une véritable aide dans ce tte rééducation.
Je tenais aussi à partager ici ce que m'a dit ma sage-femme et ce que nous devrions toutes savoir. Le périnée est un muscle que l'on maîtrise bien trop peu et qui a déjà tendance à être faible avant l'accouchement parce que nous ne savons pas trop quand ni comment l'utiliser. Elle m'a expliqué qu'il était recommandé de le contracter à chaque fois que l'on tousse ou que l'on éternue pour éviter des pressions trop violentes. Lors d'une activité sportive, il faudrait également éviter les exercices comme les crunches qui exercent également une pression sur le périnée et par conséquent, le fragilise. Elle m'a suggéré de continuer les exercices de rééducation, même une fois celle-ci terminée, au moins une fois par semaine, pour continuer à solliciter mon périnée et le muscler. En bref, enceinte ou non, prenez le temps de vous renseigner sur ce muscle et la manière dont vous pouvez le préserver et en prendre soin. Cela vous rendra service toute votre vie !
Je vais terminer cet article en vous parlant sexualité. Chaque femme est différente, et le vagin est une partie du corps qui reste généralement meurtrie un petit moment après un accouchement. Les femmes qui subissent une césarienne ont généralement moins de problème à reprendre une activité sexuelle. Quant aux autres, cela dépend vraiment. Certains couples reprennent une activité à 4 jours post-partum, d'autres à 9 mois. Il est primordial d'écouter son corps et de ne surtout pas se faire violence. Lors de mon premier rapport après mon accouchement, j'avais personnellement plus d'appréhension que pour ma première fois. L'important est de rester dans l'échange avec votre conjoint, de manière à verbaliser la manière dont vous vous sentez par rapport à votre intimité. Je ne rentrerai pas dans davantage de détails ici, mais je reste à votre disposition par message privé pour en parler (sur facebook ou instagram).
Les conseils non-sollicités. Ce fléau.
Tuesday, December 4, 2018
Et si on mettait les choses au clair concernant tous ces conseils non-sollicités ?
Depuis le début de ma grossesse et encore plus depuis l'arrivée d'Aria, beaucoup de gens autour de moi ressentent le besoin vital de me donner des conseils, très souvent non sollicités. Comme si ma grossesse, ma maternité, la paternité de mon mari ou encore mon enfant devenaient la propriété de tous.
Pourquoi réagissons-nous plutôt négativement face aux conseils non-sollicités ?
Effectivement, il y a plusieurs types de conseils, et je pense que tous les parents savent à peu près les différencier. Il y a par exemple les conseils bienveillants, de proches qui vous sentent dans la difficulté par exemple, ou de professionnels qui vont échanger avec vous pour votre bien-être ou celui de votre enfant. Je n'ai jamais vu ces conseils d'un mauvais œil, bien au contraire.
Puis il y a les conseils des personnes qui sont, pour des raisons X ou Y certainement valables, en désaccord avec vos principes d'éducation, votre façon de vivre, et j'en passe. Des conseils souvent malveillants, donnés de façon fermée à l'échange et au débat, à coup de "tu aurais dû...", "tu devrais...", "tu ne devrais pas...".
Nous réagissons mal face à ces conseils car ils sont généralement très infantilisants et moralisateurs. Quand je reçois ce genre de commentaires, j'ai l'impression qu'on veut remettre en question ma liberté d'éduquer mon enfant comme je le souhaite.
Je ne sais pas pour vous, mais ces conseils ont tendance à me blesser davantage lorsqu'ils sont donnés par un proche. Forcément, j'y accorde plus d'importance que si ils étaient donnés par un vulgaire inconnu. Pourquoi est-ce que ça me touche plus ? Même si mon raisonnement peut paraître bête, j'ai envie de plaire à mes proches.
Encore une fois, je ne mets pas dans le sac les professionnels (puisque souvent leurs conseils sont bienveillants et justifiés, en prenant en compte l'environnement des parents et de l'enfant), mais ce qui m'agace davantage est quand une personne qui n'a pas d'enfants et dont la petite enfance n'est pas le métier vient me donner des conseils sur la manière de gérer mon bébé.
Savoir répondre, une question d'amour propre.
Depuis ma grossesse, je n'ai plus envie de cela. Je réponds toujours à ces conseils de façon construite en expliquant mes choix et pourquoi le pseudo-conseil a pu me blesser.
Pourquoi je m'épuise à me justifier me direz-vous ? Bien sûr je ne fais pas cela avec tout le monde, je fais ça avec les personnes à qui je tiens en montrant que, oui, je ne suis pas en accord avec eux, mais je ne suis pas fermée au dialogue, que les choses peuvent juste être dites d'une autre manière. C'est aussi une manière d'imposer mes limites. Et imposer ses limites, c'est aussi prendre soin de soi !
Je choisis également de répondre pour ma fille. Je n'ai pas envie de lui montrer un exemple qui lui ferait penser que les gens ont le droit de commenter ses moindres faits et gestes avec des mots blessants. J'ai envie de lui montrer qu'il faut aussi parfois imposer ses limites et ne pas se laisser marcher sur les pieds. Qu'elle a droit au respect au même titre que n'importe qui.
En ce qui concerne les commentaires de gens que je ne connais que très peu, voir pas du tout, j'essaye d'y porter le moins d'importance possible, même si il m'arrive de répondre aussi.
" Il m'arrive de donner des conseils non-sollicités... Comment savoir si je vais froisser ou non ?"
Déjà, il faut se poser la question : "ai-je vraiment mon mot à dire à ce sujet ?". Il y a effectivement des sujets pour lesquels seuls les parents ont leur mot à dire et personne d'autre. Il n'est donc pas nécessaire d'user de son temps et de sa salive pour quelque chose qui ne nous regarde manifestement pas.
Ensuite, il faut essayer de mettre les formes à aux conseils que l'on donne. Forcément, quand quelqu'un me dit "Tu ne devrais pas faire ça.", je me sens tout d'abord infantilisée, je sens que la personne est fermée dans ses idées et n'a pas du tout envie d'entrer dans une discussion où je pourrais moi aussi exposer mon point de vue et mes arguments. Il est possible de formuler les choses autrement : "Tiens ! Tu fais comme ça toi ? Pourquoi ? Ton point de vue m'intéresse !". Forcément, la deuxième option ouvre l'échange et a un ton moins moralisateur. Ça donne la possibilité au parent de s'expliquer sur sa façon de faire si il en a envie, et permet à la personne qui questionne d'elle aussi exposer son point de vue ! La première option me donne souvent envie de répondre "Mais de quoi tu te mêles ?".
Demandez-vous ensuite si votre conseil va vraiment apporter quelque chose de positif. Il arrive parfois que des commentaires laissent des parents complètement désemparés face à une situation à laquelle ils ne peuvent finalement plus grand chose.
Je parle de tout cela dans le contexte de la parentalité, mais ce sont des choses qui à mon sens devraient s'appliquer au quotidien. Tout le monde devrait se poser ces questions avant de vouloir donner un conseil sans y avoir été invité.
Il s'agit aussi de respecter l'autre et ses convictions, même si vous êtes en désaccord avec celles-ci. Je ne demande à personne d'être en accord avec mes choix, je ne suis pas contre le fait de débattre mes idées, où d'en accueillir de nouvelles. Mais je demande à ce que mes choix soient respectés. L'échange est possible sans être dans le jugement.
Tous dans le même bateau...
Ce qui me choque le plus au final, c'est tous ces jugements mutuels alors que nous sommes tous parents confrontés à des difficultés plus ou moins différentes.
L'éducation d'un enfant est très complexe. Si un mode d'emploi unique existait, il serait sans doute notre livre de chevet. Et si au final, nous faisions tous au mieux ? Si on final nous faisions tous ce que nous pouvons ? Si au final nous apprenions à échanger sans vouloir juger et sans donner des leçons à la personne en face.
Si l'on se sent en difficultés, il est impératif de savoir demander conseil, ou de s'entourer des bons professionnels. J'ai la chance d'être entourée de professionnels en qui j'ai confiance et qui s'avèrent être très compétents. J'ai également la chance d'avoir certains amis à qui je peux parler sans me sentir juger et qui savent me répondre avec beaucoup de bienveillance.
Oui, vous ferez des erreurs et oui, vous n'aurez pas toujours les réponses face à certains questionnements. Mais au milieu de tous ces questionnements et conseils plus ou moins bienvenus, il faudra apprendre à faire confiance en nos capacités parentales.
Cessons de vouloir résoudre les problèmes des autres alors que nos propres problèmes nous donnent déjà bien assez de travail.
Pour finir...
Les seules choses que je ne peux tolérer et que je trouve injustifiables sont la violence et la désinformation. Si je vois un parent se montrer violent à l'égard de son enfant, j'essaierai d'intervenir dans la mesure du possible, comme j'interviendrais si je voyais une personne en taper une autre ou taper son animal. Un enfant mérite mon assistance au même titre que n'importe quel être vivant, même si ce n'est pas le mien.
Repas DME : Flan courgette - comté
Saturday, November 17, 2018
Comme certains d'entre vous le savent, j'expérimente la diversification menée par l'enfant avec Aria. Je ferai un article détaillée sur le fonctionnement de cette diversification. En attendant je vous propose une recette goûtue pour ravir les papilles de votre bambin et les habituer aux bonnes choses. Si la recette vous plaît et vous donne envie à vous aussi, vous pouvez également en préparer pour un petit apéro et les assaisonner à votre goût en y ajoutant du sel, du poivre... Il est aussi possible de remplacer la courgette par un autre légume, de remplacer le comté par le fromage de votre choix, ou encore d'ajouter des petits dés de jambon ou encore de tofu... Bref, vous pouvez déclinez cette recette comme bon vous semble.
N'oubliez pas de demander conseil à votre pédiatre avant d'introduire l'oeuf dans l'alimentation de votre bébé. Si il y a des antécédents d'allergies alimentaire dans votre famille, il vous donnera sans doute des recommandations spécifiques.
Flan à la courgette et au comté pour un repas DME
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| YUM ! |
Ingrédients pour trois petits flans
- 3 jaunes d'oeufs
- Une pincée de comté râpé
- Une demi courgette coupée en dés
- 1 cuillère rase de farine complète ou semi-complète
Je rappelle qu'il est préférable de ne pas saler la nourriture de votre bébé pour qu'il soit habitué aux goûts réels des aliments qu'il découvre et pour ne pas lui donner de mauvaises habitudes alimentaires (donc manger trop salé). Cette recette est donc sans sel, le comté donne déjà beaucoup de goût.
Recette
Pour commencer, pré-chauffez votre four à 170°C. Ensuite, faites pré-cuire les dés de courgette à la vapeur pendant 10 minutes. Pendant ce temps, mélangez les trois jaunes d'oeufs, le comté et la farine dans un bol. Ajoutez ensuite les dés de courgette. Placez votre préparation dans des petits moules rectangulaires et enfournez pendant 20 minutes.
Plagiocéphalie, Brachycéphalie : Au secours, mon bébé a la tête plate !
Sunday, November 11, 2018
La plagiocéphalie et la brachycéphalie, ces vilains mots angoissants.
Quand je suis devenue maman, je n'avais jamais entendu parler de ces deux mots et c'est malheureusement arrivé uniquement lorsque mon ostéopathe a rencontré ma fille à 1 semaine et demie de vie. J'allais le consulter pour des coliques, et en manipulant mon bébé, il me dit : "Tiens, ta fille a la tête légèrement plate !"
Je me suis d'abord sentie à moitié vexée ! Comment ça ? Mon bébé si parfait a la tête plate ? N'importe quoi ! Puis en observant de plus près, et en faisant quelques recherches... Je devais me rendre à l'évidence... Ma fille avait effectivement une plagiocéphalie dite "légère" par les professionnels.
J'ai d'abord choisi de consulter plusieurs professionnels pour me confirmer que l'ostéopathe avait raison. Auxiliaire de puériculture, sage-femme et pédiatre étaient malheureusement tous d'accords sur ce point.
Tout au long de ce parcours à essayer de trouver des solutions pour que ma fille retrouve une tête plus ronde, j'ai rencontré quelques professionnels, regardé pas mal de reportages, et je n'ai pas entendu une seule fois des discours complètement identiques. La plagiocéphalie et la brachycéphalie sont facilement reconnaissables mais les conséquences sont encore méconnues.
Je vais essayer de vous faire un résumé des leçons que j'ai pues tirer de cette expérience, ainsi de ce que j'ai appris sur la plagiocéphalie. J'espère que cet article aidera les parents ayant besoin d'y voir plus clair à ce sujet, mais n'oubliez pas d'aller demander conseil à votre médecin ou votre pédiatre.
Que sont la plagiocéphalie et la brachycéphalie ?
Je lis encore des commentaires sur certains forums qui disent que ces deux mots désignent la même chose, mais c'est faux ! Tout d'abord, voici à quoi peuvent ressembler la plagiocéphalie et la brachycéphalie.
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| cette illustration provient de ce site |
Il y a plusieurs types de plagiocéphalie, mais je vous parlerai dans cet article de celle appelée "positionnelle" qui est bénigne ! Il est indispensable de consulter pour être sûr que les os de votre bébé ne se sont pas soudés trop rapidement, ce qui entraîne alors des problèmes plus sévères. Je ne m'étendrai pas sur ce sujet ici puisque Aria n'a pas eu ce problème.
La plagiocéphalie et la brachycéphalie sont deux différentes formes d'aplatissement du crâne qui apparaissent au cours des premières semaines de vie. Elles ne sont absolument pas rares puisqu'on estime qu'environ 50% des bébés sont touchés lors des 12 premières semaines de vie.
Quels sont leurs causes ?
Comme vous le savez probablement, au moment de la naissance, le crâne du bébé est composé de plusieurs os qui pourront bouger et se chevaucher pour faciliter le passage de la tête dans le canal vaginal. C'est pourquoi un nouveau-né a généralement la tête légèrement allongée, dite "en pain de sucre". Au cours des mois qui suivent la naissance, le crâne va s'ossifier complètement pour ne former finalement qu'un seul os (généralement autour de 6 mois).
Les professionnels sont plutôt d'accord pour dire que la tête plate est due à la position de couchage répétée sur le dos comme le veulent les recommandations nationales. Certains objets du quotidien comme les transats ou les coques de poussette peuvent eux aussi entraîner une plagiocéphalie (c'est aussi pour cela que les médecins recommandent d'éviter de trop longs voyages avec un cosy).
Parfois, la tête plate est également une conséquence de la position de bébé in utero. C'était le cas d'Aria qui est restée très longtemps dans une position particulière dans mon ventre avec un côté de sa tête appuyé sur mon bassin. Après sa naissance, elle a gardé cette habitude de tourner la tête toujours du même côté, ce qui a entraîné une déformation de son crâne du côté gauche.
Pour terminer, la naissance d'un enfant est traumatisante pour le corps d'une femme mais aussi pour celui d'un bébé. Le passage dans le bassin peut parfois entraîner quelques complications comme un torticolis qui peut faciliter l'aplatissement du crâne du bébé. C'est aussi pour cela qu'il est fortement recommandé de consulter un ostéopathe lors des trois premières semaines de vie. Celui-ci peut soulager bébé des petites douleurs parasites qui peuvent rester de l'accouchement.
Quelles peuvent être les conséquences ?
Comme je vous l'expliquais plus haut, énormément de bébés sont touchés par la plagio/brachycéphalie lors des semaines qui suivent la naissance. Elles peuvent être très facilement corrigées, il est cependant nécessaire de s'y prendre tôt !
Lors de tous mes rendez-vous pour essayer de corriger celle d'Aria, j'ai rencontré un professionnel qui m'a dit de ne pas me faire de souci, que ce n'était rien de grave... Bref, qui tenait un discours un peu trop rassurant. Et pourtant, en me confrontant à d'autres témoignages, d'autres médecins, ou en pensant à des enfants que j'ai pu rencontrer pendant mon parcours professionnel, je me suis vite rendue compte que la plagiocéphalie n'était pas à prendre à la légère.
Elle peut entraîner des problèmes de développement de la mâchoire, des troubles ophtalmiques et respiratoires, ou encore avoir des conséquences sur le dos (scolioses par exemple). Autant vous dire que ça ne me donnait aucunement envie de laisser cette vilaine plagio traîner.
Concernant les conséquences neurologiques, elles ne sont pas encore vraiment prouvées. Mais les professionnels soupçonnent la plagiocéphalie et la brachycéphalie d'avoir des conséquences à ce niveau. Leur raisonnement est que si la boîte crânienne s'ossifie d'une mauvaise façon, elle peut alors créer des pressions sur des zones du cerveau qui va continuer à se développer de son côté sans s'adapter à la forme du crâne. Ces pressions pourraient être à l'origine de troubles neurologiques pouvant entraîner des troubles des apprentissages, moteurs, et j'en passe.
Quelques conseils pour éviter la plagiocéphalie et la brachycéphalie ou aider la tête de votre bébé à reprendre une forme plus ronde
Contrairement à ce que beaucoup ont tendance à dire, NON ÇA NE SE SOIGNE PAS TOUT SEUL. Effectivement, lorsque votre bébé sera plus mobile, cela aidera sa tête à retrouver une forme plus ronde, mais ne résoudra pas totalement le problème.
Tout d'abord, comme je le disais au début de cet article, il est indispensable de demander un avis médical. Il faut donc consulter pédiatre ou médecin au moindre doute.
Médecin et pédiatre vous recommanderont généralement de vous rendre chez un ostéopathe qui manipulera le crâne de votre bébé en exerçant de légères pressions à différents endroits du crâne pour aider les os à se remettre en place doucement. Ils vous orienteront aussi vers un kinésithérapeute qui vous montrera quelques petits exercices à faire avec votre bébé. Je n'en ai pas consulté, mais je sais que les chiropracteurs manipulent aussi les bébés ayant la tête plate.
Il faut également avoir de bonnes habitudes à la maison. Pour éviter la plagiocéphalie, mettez votre bébé un maximum sur son tapis d'éveil dès la naissance, en changeant régulièrement les peluches et les jouets de position par rapport à sa tête, de manière à ce qu'il la tourne le plus souvent possible. Si votre bébé a la tête plate, n'hésitez pas à poser les jouets du côté que votre bébé a tendance à ne pas assez solliciter. Les premiers temps, votre bébé risque de râler très rapidement lorsqu'il sera sur son tapis d'éveil mais c'est normal... Ce sont des tous petits êtres en train d'apprendre et découvrir. Lorsqu'ils sont en éveil, ils enregistrent une quantité d'informations énorme et c'est très fatigant pour eux ! Ne vous découragez pas à le laisser sur son tapis parce qu'il n'y reste que 5 minutes. Il y restera de plus en plus longtemps, au fur et à mesure des semaines et des mois. Ensuite, privilégiez un tapis d'éveil qui ne soit pas trop épais puisqu'il est important que bébé puisse sentir le sol au travers du tapis. Si son tapis est trop épais et mou, alors il bougera son corps moins facilement.
Pensez aussi à mettre bébé sur le ventre au moment de chaque change (et en plus de prévenir les risques de tête plate, cela permet aussi à votre bambin de muscler son petit dos lors des premières semaines de vie).
Il est également conseiller de privilégier le portage un maximum, puisque lorsqu'un bébé est porté, aucune pression sur son crâne n'est exercé. Si vous nourrissez votre bébé au biberon, pensez à changer de bras à chaque repas.
Il faut éviter de laisser votre bébé trop longtemps dans un transat, un cosy ou encore un cocoonababy (ces matelas à mémoire de forme qui ont sans doute plein d'avantages mais qui sont malheureusement mauvais pour la tête de bébé...).
Vous trouverez dans le commerce des coussins anti tête plate à tous les prix. Les professionnels se contredisent beaucoup sur le sujet. Certains diront que cela peut aider et d'autres diront que c'est totalement à éviter, car pour qu'une tête s'arrondisse il faut que bébé soit complètement libre de ses mouvements et puisse bouger sa tête librement. À cause de cela, j'ai choisi de ne pas en acheter. Cependant, mon kiné m'a prêté un cale-bébé qui m'a permis de faire changer Aria de position plus régulièrement lorsqu'elle était sur son tapis d'éveil. Cela nous a bien aidées. Et point très positif : nous n'avons eu à faire aucune dépense pour l'avoir à la maison le temps que nous avions besoin. Je vous conseille donc de vous renseigner auprès de votre kinésithérapeute qui pourra peut être vous prêter du matériel spécifique.
En ce qui concerne Aria, le sujet m'a beaucoup angoissée, et les documentaires que je lisais ou regardais sur le sujet n'avaient pas tendance à me rassurer. Mais les nombreuses séances chez le kiné et chez l'ostéo ont vraiment fait leur effet. J'ai également appliqué les nombreux conseils cités ci-dessus. Aujourd'hui, la tête de ma fille est presque parfaite.
Et si la tête de mon bébé reste plate ?
Lorsqu'une plagiocéphalie est prise en charge tardivement, ou si elle est très importante, il existe aujourd'hui un casque fait sur mesure que le bébé doit porter 22 heures sur 24. Autant vous dire que cette éventualité me faisait flipper. De plus, ce traitement coûte 800 euros et n'est pas remboursé par la sécurité sociale (à mon avis, certains doivent se faire de l'argent sur le dos de parents désespérés...). De plus, j'ai eu une discussion à ce sujet avec mon pédiatre qui a été très honnête en me disant qu'il n'était pas spécialiste de la plagiocéphalie, mais qu'il était pas forcément pour le port de ce casque qui est très contraignant et qui, en plus de cela, entraîne parfois des nécroses de la peau ou des escarres. Autant éviter d'en arriver là ! D'autant plus que, encore une fois, ce traitement est très controversé. Certains diront que son efficacité est radicale, pendant que d'autres, comme le pédiatre que je consulte, sont contre ! Des études ont également été menées sur ce traitement, et elles seraient plutôt d'accord avec le pédiatre qui s'occupe d'Aria...
Dans des cas encore plus extrêmes, il arrive que certains bébés se fassent opérer. Ceci dit, cette solution est plus souvent proposée pour les enfants ayant une plagiocéphalie dûe à une soudure avancée des os du crâne, et beaucoup plus rarement en cas de plagiocéphalie positionnelle.
Encore une fois, je mentionne ces traitements car je sais qu'ils existent mais comme je l'ai déjà expliqué, tous les professionnels ne sont pas d'accord sur le sujet dont les conséquences neurologiques sont encore obscures. Il est donc impératif de vous orienter vers des professionnels si vous avez le moindre doute.
Mes essentiels pour l'arrivée de bébé
Sunday, November 4, 2018
Quels sont les investissements indispensables pour préparer l'arrivée d'un bébé ?
Je ne sais pas si mes conseils seront les meilleurs à prendre, mais j'ai décidé de vous faire un retour sur ce que nous avons acheté pour Aria en vous partageant nos satisfactions et nos déceptions. J'espère que cet article aidera certains d'entre vous.
Avec l'approche de l'arrivée de bébé, on se retrouve tous un peu désemparés face à ce que tous les commerçants veulent nous vendre soit disant pour le bien-être de notre enfant. Il est parfois difficile de trier les informations et de savoir quels investissements faire. Voici une liste des achats indispensables (ou non) que nous avons faits pour l'arrivée d'Aria.
Mobilier et puériculture
Un lit à barreau
Nous avons opté pour un lit à barreau Vertbaudet. Je souhaitais un coloris blanc ou bois pour être en accord avec la décoration de la chambre d'Aria. Nous l'avons acheté comme neuf. Il est très solide et de très bonne qualité. Il possède trois positions de couchage (celle sur la photo est la plus haute). Nous avons acheté ce lit d'occasion à 70 euros au lieu de 240 ! Nous avons donc sauté sur l'occasion lorsque nous l'avons trouvé. Je vous recommande vraiment de fouiller sur le bon coin car il est finalement simple d'y trouver son bonheur. Vendeurs comme acheteurs y trouvent leur compte.
Avec le recul, je pense que j'aurais finalement préféré investir dans un lit Montessori. Je suis très satisfaite de ce lit à barreaux mais j'ai découvert le principe du lit bébé Montessori après avoir accouché, et j'ai vite été convaincue par les avantages et bien-faits de ce concept en lisant de nombreux articles. C'est un achat que nous songerons très certainement à faire une fois que nous aurons aménagé dans notre nouvelle maison.
La table à langer
Nous avons opté pour cette table à langer Geuther. Elle coûte normalement 110 euros et nous l'avons trouvée à 30 euros sur le bon coin. Notre choix s'est orienté vers une table à langer peu imposante car nous n'avions pas de place à perdre dans notre appartement actuel. J'ai aussi choisi cette table car elle possède des roulettes, et je peux donc la déplacer de la chambre d'Aria jusqu'à la salle de bain pour sa toilette. Je voulais avoir la possibilité de déplacer la table à langer dans la salle de bain car je trouve très sécurisant d'avoir la table à langer à proximité lorsque l'on donne le bain, mais nous n'avions clairement pas la place d'avoir un meuble aussi gros en permanence dans notre salle de bain.
Je suis très satisfaite de cet achat. J'ai ajouté des paniers sur les deux étagères pour organiser les produits de toilettes et les petites affaires d'Aria. Certaines marques comme Vertbaudet proposent aussi des paniers à accrocher sur les côtés de la table pour avoir les produits à portée de main.
Un investissement inutile : Le parc !
Cela dépend bien évidemment des envies et des principes de chacun mais je tenais à partager mon expérience. J'ai toujours vu des gens de mon entourage avec des enfants avoir un parc. C'est donc tout logiquement que j'en ai acheté un, d'occasion encore. Un parc Vertbaudet d'une valeur de 100 euros, acheté 25 euros à peine. Mais voilà, Aria a 8 mois aujourd'hui, je ne l'ai toujours pas utilisé et ne compte jamais l'utiliser.
En fin de grossesse, j'ai lu énormément sur la motricité libre. Je suis également le compte de nombreuses super mamans qui ont choisi de ne pas mettre de parc chez elles et j'ai réalisé que c'était ce que je voulais pour mon bébé. Ne pas l'enfermer entre des barreaux lorsqu'il joue, même si j'ai parfois des choses à faire. Je préfère toujours garder un oeil sur Aria et la laisser explorer son environnement librement, tout en lui montrant où sont les limites pour qu'elle apprenne à les repérer. Et oui, il y a plus de risques qu'elle se fasse mal, c'est indéniable. Mais c'est aussi en se faisant mal parfois que l'on apprend et que l'on évolue.
Aujourd'hui Aria a 8 mois, s'est déjà mise debout toute seule plusieurs fois, rampe à toute vitesse, roule dans tous les sens, se met sur les genoux à l'aide de tous les appuis qu'elle croise... Bref, elle n'est pas non plus en avance, je ne suis pas en train de dire que ma fille fait des exploits, mais en tout cas elle évolue normalement en explorant son environnement au rythme qu'elle souhaite.
Bien sûr, je ne partage que mon point de vue et ce n'est en aucun cas une critique envers les parents qui font le choix d'utiliser un parc très régulièrement avec leur enfant !
Un meuble d'appoint
Ce meuble fait partie de ceux que j'avais mis sur la liste de naissance d'Aria et que j'ai donc eu neuf. On peut l'apercevoir sur la première photo de l'article, il sert en quelques sortes de table de chevet. J'y range des petits langes, des bavoirs, des housses de matelas, des capes de bain. Bref, il peut contenir vraiment pas mal de choses, il est très solide et en plus de ça, je trouve qu'il se marie vraiment très bien avec le reste du mobilier de la chambre de ma fille.
J'ai choisi d'investir dans ce meuble car je savais que nous aurions besoin de rangements, étant donné qu'une partie du placard encastré de sa chambre sert aussi pour nos affaires. Cette situation est temporaire puisque nous déménageons bientôt. Mais je me dis qu'il servira à ranger d'autres choses par la suite, quoi qu'il en soit.
Indispensable : Le transat !
Nous avons choisi d'acheter un transat des plus simples qui existent de la marque FormulaBaby. C'était également un achat d'occasion. Ce transat a bien fait son job, même si je ne doute pas qu'il en existe des plus esthétiques et / ou confortables. Pour moi, cela fait partie des achats indispensables puisqu'il nous a permis de nombreuses fois de calmer Aria lors des coliques ou de la faire patienter avant de donner une tétée.
Des biberons et un chauffe-biberon
Encore une fois, le choix de la marque de biberon reste personnel puisque cela dépend de si l'on choisit d'allaiter ou non. J'ai lu pas mal d'articles avant de choisir la marque Avent et les tétines "Natural" qui semblaient être totalement adaptées à l'allaitement.
Nous avons également décidé d'opter pour des biberons en verre pour des raisons de santé, mais aussi parce que les biberons en verre s'abîment nettement moins rapidement. Nous avons malgré tout investit dans 3 biberons en plastique pour nos déplacements (nous avons moins peur de les casser).
Aria a accepté les tétines Avent Natural dès la naissance, ce qui a été très pratique lorsque j'ai dû tirer mon lait pour stimuler ma lactation. Elle n'a jamais refusé le biberon et n'a jamais fait de confusion sein / tétine (ce qui est la crainte de beaucoup de mamans).
Concernant le chauffe biberon, nous avons pris tout bêtement celui correspondant à la marque des biberons. Il chauffe très vite et s'utilise aussi bien pour les biberons que pour les petits pots. Nous en sommes très satisfaits.
Poussette et siège auto
Nous avons acheté, d'occasion encore, une poussette trio de la marque Chicco. Pour le coup, je regrette l'achat de cette poussette. Les avis étaient plutôt bons sur internet, mais nous la trouvons lourde, trop imposante, et j'en passe. Elle nous sert toujours et nous l'utiliserons jusqu'à ce que Aria n'en ait plus besoin, mais nous ne l'utiliserons pas pour un deuxième enfant. Aria a dormi les 3 premiers mois de sa vie dans la nacelle à l'intérieur de laquelle nous avions ajouté un matelas adapté.
Les deux premiers mois, lors de nos déplacements, nous utilisions le cosy avec une embase isofix que nous laissions dans notre voiture. Elle servait pour tous nos déplacements courts et nous installions la nacelle dans la voiture pour les déplacements de plus d'une heure. Mais nous trouvions que Aria n'était pas assez maintenue lorsqu'elle était installée dans le cosy. Nous avons alors acheté un siège auto de la marque Hauck utilisable dès la naissance jusqu'à ce que l'enfant pèse 18kg.
Nous sommes très contents de ce siège-auto. Il semble très confortable et nous l'utilisons pour tous nos déplacements, qu'ils soient courts ou longs. Il est très sécurisant et Aria est bien maintenue lorsqu'elle y est installée.
Un porte bébé pour les longues promenades
Nous avons choisi d'acheter le porte-bébé de la marque Mipies, trouvé sur amazon. Il est possible de l'utiliser en portage avant et portage arrière.
Ses points forts sont qu'il est physiologique et très très confortable. On peut marcher des heures avec sans aucun problème. Bébé y semble très bien installé aussi. Son gros défaut est que les premiers mois, il est impossible de l'utiliser seul puisqu'il faut installer bébé en position foetale, et ensuite fermer les attaches derrière la nuque... Bref, au début, il faut absolument être deux pour s'installer. Maintenant que Aria est plus grande et qu'elle laisse ses jambes dépasser, il nous est possible de l'utiliser sans l'aide d'une personne extérieure pour le portage avant. Cependant, pour le portage arrière, nous avons toujours besoin d'être deux.
Pour un portage d'appoint à la maison, j'utilisais une écharpe de portage avec anneaux. J'ai choisi une écharpe de ce type car je ne me voyais pas faire des noeuds compliqués en étant seule à la maison avec mon tout petit bébé. Le sling me semblait plus sécurisant et je savais que je serais plus à l'aise en l'utilisant. Cette écharpe m'a bien dépannée pendant les premiers mois de vie d'Aria mais je ne l'utilise plus aujourd'hui puisque Aria préfère crapahuter librement.
Une peluche à bruits blancs
Nous n'avions rien acheté avant la naissance étant donné que nous ne savions pas vraiment à quoi allait ressembler nos nuits après la naissance d'Aria. Un soir de coliques nous avons cherché des bruits blancs sur youtube et ils se sont avérés assez efficaces sur Aria. Mais il était hors de question pour nous d'investir presque 70 euros dans une peluche MyHummy (tout à fait honnêtement, je trouve que pratiquer un prix pareil pour vendre des peluches de ce genre est une façon de profiter de la détresse des parents en manque de sommeil et désespérément à la recherche de solutions pour retrouver des nuits plus tranquilles !)... Nous avons alors cherché une peluche supposée avoir la même efficacité mais à un prix plus raisonnable. Nous avons alors trouvé Ollie, une petite chouette adorable émettant différents bruits blancs, berceuses et faisant aussi veilleuse. Elle nous a été très utile jusqu'à aujourd'hui et a souvent apaisé Aria pendant ses nuits agîtées.
Des langes
Les langues sont des carrés de tissu, généralement en double-gaze, que l'on peut utiliser pour tout et n'importe quoi !
Toutes les mamans avec qui j'ai pu échanger m'ont dit qu'il était nécessaire d'en avoir beaucoup... Mais quand j'ai vu le prix de morceaux de tissu servant généralement à essuyer les régurgitations de bébé... J'ai HALLUCINÉ !
J'ai alors décidé d'acheter du double-gaze dans un magasin de couture et ai emprunté la machine à coudre de ma belle-mère. Après deux jours de travail, j'avais tout ce qu'il me fallait... Je ne suis pas couturière, donc autant vous dire qu'il n'y a rien de plus simple à faire et que ça fait réaliser une sacrée économie !
Hygiène bébé
Un savon et un liniment bio
Étant donné que bébé n'a aucune barrière cutanée pendant les premières semaines de sa vie et que sa peau absorbe 100% des produits avec lesquels elle est en contact, il nous semblait important de choisir des produits avec le moins de substances chimiques possible.
Pour le bain, nous utilisons généralement les savons de la gamme Jonzac de chez Léa Nature ou la crème lavante à base de Calendula de chez Weleda, que vous trouverez dans le magasin bio le plus proche de chez vous.
Concernant le change, tous les spécialistes vous diront qu'il ne faut rien d'autre que de l'eau et du liniment (un mélange d'huile d'olive et d'eau de chaux qui permet d'hydrater régulièrement les fesses de votre bébé sans utiliser de produits chimiques). À la maternité, le pédiatre nous a recommandé d'utiliser des cotons imbibés d'eau pour les selles puis de terminer par le liniment, et d'utiliser uniquement du liniment pour les urines. Nous achetons la même gamme que celle citée précédemment de chez Léa Nature, ou encore la marque Baby Léna qui proposent des liniment bio, de très bonne qualité.
Nous achetons des lingettes de la marque U Bio lorsque nous nous déplaçons pour essayer de voyager le plus léger possible. Même si l'achat de lingettes n'est pas très éco-responsable, la composition de ces lingettes est très clean pour la peau de bébé.
Une baignoire bébé pour les 6 premiers mois
Je ne vous apprends rien en vous disant qu'une baignoire bébé est essentielle pour les premiers mois. Nous avons choisi d'acheter la baignoire Shantala. Elle a de très nombreux avantages à commencer par son prix. Il faut compter 20 euros pour une baignoire neuve. Bien évidemment ce n'est pas le seul critère qui m'a fait choisir cette baignoire.
Tout d'abord, cette baignoire est mobile. Elle peut se poser à n'importe quel hauteur en respectant le dos des parents. Il faut très peu d'eau pour la remplir et pour permettre à bébé d'être à l'aise dans l'eau. Elle est donc très économique. Elle est très légère, et quand on rentre de la maternité, c'est un critère important (encore plus pour les mamans qui ont eu une césarienne). Son gros point fort est sa forme. Ses courbes vont enrober bébé pendant le bain. Elle permet au bébé de s'installer en position légèrement recroquevillée, similaire à la position foetale, et donc de le rassurer et le détendre pendant le bain.
Son premier défaut fait partie d'une qualité. Le fait que bébé soit bien calé pose problème au fur et à mesure des mois, lorsqu'il commence à bien bouger et vouloir utiliser ses jambes. J'ai donc dû commencer à alterner entre cette baignoire et notre propre baignoire pour que Aria puisse bouger plus librement lors d'un bain sur deux. Son autre défaut est que la contenance de la baignoire fait que l'eau sature très vite en savon.
Aria a toujours adoré passer du temps dans le bain, et cela depuis la maternité. Je ne sais donc pas vraiment si la baignoire Shantala a vraiment aidé à ce que le bain soit un moment agréable mais elle a toujours pris plaisir à aller dans cette baignoire. Elle y va encore quelques fois aujourd'hui, même si elle préfère être allongée ou assise dans notre baignoire pour pouvoir se mouvoir comme elle le souhaite.
Concernant le thermomètre de bain, j'étais partie pour en acheter un électronique supposé prendre la température du bain ainsi que de l'air ambiant, etc. Bref, j'étais partie pour prendre quelque chose de compliqué. Mais après avoir lu quelques avis qui disaient que cela vieillissait très mal, j'ai finalement opté pour un thermomètre le plus simple possible à 10 euros sur amazon.... Et franchement, il fait très bien son job et n'avons vraiment pas besoin de plus !
Les couches
Lors des premières semaines, nous avions opté pour la marque Lillydoo Babycare, mais j'ai finalement résilié mon abonnement car même si les couches faisaient bien leur job et avaient une composition très clean, je me suis retrouvée embêtée lorsque Aria est passée en taille 2. Il faut compter presque 15 jours de délai pour échanger des paquets... Pendant ces 15 jours, j'ai dû acheter des couches ailleurs. Le système de livraison ne m'a donc aucunement fait gagner du temps. Je pense que ce système peut être très pratique lorsque l'on vit dans une grande ville. Mais cela n'étant pas mon cas, nous avons finalement choisi d'utiliser la marque "mots d'enfants" de chez Leclerc. Nous prenons la gamme écologique et nous sommes franchement très contents de ces couches. Aria n'a jamais fait de réaction cutanée, les couches ont très rarement débordé et le prix est très raisonnable.
Pour les ongles
Pour les premières semaines, nous avons suivi les recommandations du pédiatre en utilisant uniquement une lime à ongles quand Aria avait les ongles trop longs. Puis en grandissant nous avons utilisé des ciseaux à ongles de la marque Dodie.
Je coupe les ongles de Aria au moins une fois par semaine car, comme beaucoup de bébés, elle se griffe très régulièrement.
Pour les fesses rouges
Si votre bébé a la peau fragile, si il ne tolère pas ses couches ou encore si il fait une poussée dentaire, votre bébé risque d'avoir les fesses rouges. Deux solutions en cas d'érythème fessier... Si jamais ce ne sont que quelques rougeurs et irritations, je vous recommande toujours les crèmes de change de chez Weleda (à base de calendula ou de mauve) qui sont très bien et composées de produits naturels, bio d'origine européenne. Si jamais les rougeurs s'intensifient ou si les fesses sont à vifs, j'utilise la crème bepanthen. Elle est très efficace mais est un peu moins clean de composition, donc je l'utilise vraiment avec modération.
Pour les soins après la naissance
Je vous recommande d'attendre votre retour à la maison puisque la maternité va tout vous prescrire, et vous vous ferez donc rembourser la majorité de vos frais pharmaceutiques...
La seule chose que je vous recommande d'acheter en avance et d'amener à la maternité est un thermomètre. Les sages-femmes vous déconseilleront d'acheter un thermomètre frontal et vous diront d'opter pour un thermomètre digital classique puisque ces thermomètres sont les plus précis, encore aujourd'hui... Pour connaître le plus précisément la température de bébé, les pédiatres recommandent d'utiliser la voie rectale. Il y a d'autres manières d'utiliser les thermomètres classiques, il y a juste quelques calculs simples à faire une fois que la température est prise. Par exemple si vous choisissez la voie axillaire (sous l'aisselle), il faut généralement ajouter 0,5° à la température indiquée sur votre thermomètre pour connaître la température de votre enfant. Mais tout vous sera expliqué lors de votre séjour à la maternité.
J'espère que toutes ces informations vous seront utiles. N'hésitez pas à m'écrire pour poser vos questions.
L'allaitement maternel, L'aventure de ma vie.
Thursday, October 25, 2018
8 mois... J'aurai allaité Aria 8 mois... Bon, en réalité, elle tète encore un peu la nuit pour se rassurer, mais je sens que ce sont les dernières tétées... Que d'ici quelques jours, l'aventure de l'allaitement sera définitivement terminée entre elle et moi. Même si je risque de repenser à ces instants avec nostalgie, je suis très fière de voir ma fille grandir. Je vous partage, dans les paragraphes qui vont suivre, mon allaitement en toute transparence.
L'allaitement, une évidence.
Mon histoire personnelle
Très longtemps avant même d'être enceinte d'Aria, j'ai toujours su que je voulais allaiter. J'ai toujours été entourée de femmes allaitantes dans ma famille, et les ai toujours regardées avec beaucoup d'admiration et d'envie. Ma mère nous a allaité ma soeur, mon frère et moi pendant deux mois environ.
C'était un choix évident pour moi et ne me suis jamais posée la question. Ça me tenait à coeur et je savais que si l'allaitement ne venait à pas marcher et ne pas se mettre en route, je vivrais mal.
Lorsque je suis tombée enceinte, j'ai commencé à me documenter plus sérieusement sur le sujet et ai commencé à côtoyer des mamans. Ce que je voyais souvent revenir sur le tapis est que l'allaitement était quelque chose de beau, certes, mais qu'il était difficile à débuter. J'ai lu ou entendu beaucoup de témoignages de femmes qui ont fini par abandonner parce qu'elles trouvaient l'allaitement trop prenant, épuisant, ou alors les tétées les faisaient souffrir (crevasses, etc.).
On entend souvent aussi qu'un bébé allaité est un enfant plus dépendant de sa maman... Mais, tout à fait personnellement, je ne connais aucun enfant qui n'est pas dépendant de ses parents. Biberon ou non, un bébé a besoin de ses parents pour son bon développement... L'allaitement est un geste primitif, et si la nature est faite ainsi, c'est qu'il y a, à mon sens, une raison. Bien sûr, ceci n'est pas une critique à l'égard des mamans qui biberonnent. C'est juste une conviction personnelle.
On entend souvent aussi qu'un bébé allaité est un enfant plus dépendant de sa maman... Mais, tout à fait personnellement, je ne connais aucun enfant qui n'est pas dépendant de ses parents. Biberon ou non, un bébé a besoin de ses parents pour son bon développement... L'allaitement est un geste primitif, et si la nature est faite ainsi, c'est qu'il y a, à mon sens, une raison. Bien sûr, ceci n'est pas une critique à l'égard des mamans qui biberonnent. C'est juste une conviction personnelle.
Tous ces discours ne m'ont jamais dissuadée d'allaiter. Je me disais que si ma famille m'avait toujours dit que l'allaitement était génial, c'est qu'elle devait avoir raison.
Préparer le corps à l'allaitement
À la fin de ma grossesse, j'ai choisi de préparer mon corps à l'allaitement du mieux que je pouvais. Pendant mon neuvième mois de grossesse, je massais régulièrement ma poitrine afin de faire monter le colostrum. Cependant, c'est une manipulation qu'il ne faut surtout pas débuter avant le début du neuvième mois, puisque la stimulation de la lactation fait sécréter des hormones qui peuvent déclencher des contractions, et donc, un travail.
J'ai également commencé à manger davantage d'aliments (parfois un peu à contre-coeur) supposés stimuler la lactation. Et bien évidemment je buvais énormément (en moyenne 2 litres d'eau par jour).
Pour éviter les vergetures avec les montées de lait, j'ai crémé ma poitrine quotidiennement tout au long de la grossesse avec du beurre de karité et de l'huile d'amande douce. La poitrine s'abîme très facilement pendant la grossesse puisqu'elle gonfle et se transforme énormément. Il est important d'en prendre soin.
Pour éviter les vergetures avec les montées de lait, j'ai crémé ma poitrine quotidiennement tout au long de la grossesse avec du beurre de karité et de l'huile d'amande douce. La poitrine s'abîme très facilement pendant la grossesse puisqu'elle gonfle et se transforme énormément. Il est important d'en prendre soin.
Mes achats avant l'accouchement
Les premiers achats indispensables lorsque l'on veut allaiter sont les soutiens-gorge d'allaitement. J'ai profité des soldes car ils sont généralement hors de prix. J'en ai achetés 4 au total. Deux plutôt confortables que je portais même la nuit. Puis deux autres plus esthétiques pour la journée et pour avoir moins l'air d'un sac à patate. Même si j'avoue que les 4 premières semaines après l'accouchement, je n'ai porté que les deux premiers que j'ai évoqués...
J'avais acheté un coussin d'allaitement qui m'a surtout servi à la maternité, puis une fois à la maison, je me suis très vite sentie à l'aise sans. Mais je pense que c'est un achat indispensable malgré tout, puisqu'il vous sauvera de nombreuses nuits en fin de grossesse.
Je conseille également d'acheter des protège mamelons en silicone. La marque Avent en fait qui sont très bien. Si vous préférez attendre d'être à la maternité, ils en fournissent généralement mais ils ne seront pas forcément adaptés à la taille de vos tétons (ce qui peut fortement déformer vos bouts de seins).
Pensez aussi à faire un petit stock de deux ou trois paquets de tisanes d'allaitement. La plus efficace est de très loin celle de la marque Weleda. En plus de tenir la promesse de stimuler la production de lait, elle est composée de produits bio. Concernant le goût, je ne suis pas objective du tout puisque j'ai horreur du fenouil et de tout ce qui peut avoir un goût proche de l'anis... J'ai donc pris sur moi, et avec l'habitude, cela ne me faisait plus rien d'en boire.
En ce qui concerne le tire-lait, je vous recommande fortement de ne rien acheter avant l'accouchement. À la maternité, les sages-femmes vous prescriront des téterelles qui vous seront remboursées. Elle vous feront également une ordonnance pour la location d'un tire-lait. Je vous recommande de très loin le tite-lait Medela Symphony, reconnu comme le meilleur de tous par tous les professionnels. La manière dont il pompe le lait ressemble vraiment à la tétée d'un bébé et donc stimule très bien la lactation.
Cependant, peu importe le tire-lait que vous choisirez, faites très attention à la taille des téterelles. Elle doit être adaptée à la taille de votre téton. Cela semble bête, mais des téterelles à la bonne taille permettent de stimuler au mieux la lactation, un meilleur écoulement du lait et de préserver vos mamelons... La taille de vos mamelons peuvent évoluer au cours de l'allaitement, et si c'est le cas, n'hésitez pas à changer de téterelles. Le lien suivant explique tout très clairement. Si je vous donne ce conseil, c'est parce que je l'ai eu trop tard, et c'est avec regret. Mes seins ont souffert des débuts de l'allaitement, et des nombreuses heures de pompages avec des téterelles trop grandes...
Après l'accouchement
Deux premiers mois difficiles...
Je me souviens de cette première tétée d'accueil donnée à Aria. C'est à ce moment là que j'ai compris que l'allaitement était naturelle, mais en aucun cas un geste inné. Lorsque j'ai posé Aria sur mon ventre, elle a commencé à chercher d'elle-même mon sein. Je l'ai laissée faire, et la regardais avec amour. Lorsqu'elle a trouvé mon mamelon, elle a commencé à téter et j'ai ressenti une sensation toute douce... J'étais émerveillée... Heureuse... Puis soudainement, la puéricultrice m'a dit "oh lala, mais ne la laissez pas faire ça, elle tète mal, vous allez avoir des crevasses !". Sans que je n'ai eu le temps de répondre, l'auxiliaire de puériculture a pincé mon sein, l'a correctement positionné dans la bouche d'Aria (j'avoue avoir été très surprise de cette manipulation sans même qu'elle m'ait demandé l'autorisation), et là Aria a commencé à vraiment téter .... J'ai regardé Cyril et lui ai dit "Mon dieu j'ai l'impression d'avoir le mamelon coincé dans le tuyau d'un aspirateur !!!". J'étais en effet très surprise par la force de succion d'un aussi petit être. Mais Aria s'est très vite arrêtée car les bébés n'ont pas faim à la naissance.
Les jours qui ont suivi se sont avérés très difficiles. Aria avait énormément de glaires et en a beaucoup souffert. Les glaires sont des restes de liquide amniotique dans l'estomac du bébé. Ce liquide, en même temps qu'il peut faire souffrir le bébé environ 48 heures, tient également au ventre, et nourrit le bébé. C'est généralement la raison pour laquelle les bébés dorment énormément les deux ou trois premiers jours de vie sans avoir faim. Aria en avait tellement qu'elle a presque refusé de téter pendant ses 3 premiers jours de vie. Pour stimuler ma montée de lait, j'ai donc dû utiliser un tire-lait dès les premiers jours. J'essayais de donner à Aria le colostrum que je tirais à l'aide d'une pipette. J'étais vraiment très frustrée de la nourrir de cette manière et étais très stressée à l'idée que ces premiers jours sans aucune tétée puissent faire échouer tout mon allaitement.
Les seules fois où Aria a essayé de téter pendant mon séjour à la maternité, elle a très vite arrêté. Elle semblait gênée et n'arrivait pas à prendre le sein correctement, malgré l'aide des auxiliaires. Le passage du pédiatre a vite résolu le problème puisqu'il a tout de suite vu qu'elle avait un frein de langue qui l'empêchait de téter correctement et qui devait très certainement lui faire mal. Le pédiatre lui a donc coupé. Aria n'a rien senti et cela l'a vraiment aidée par la suite...
Toutes ces péripéties m'ont valu une bonne petite dépression post-partum. J'ai énormément pleuré pendant deux jours. J'étais effrayée de rentrer à la maison alors que je n'arrivais toujours pas à m'installer correctement pour les tétées et à donner le sein à ma fille sans appeler les auxiliaires pour vérifier si je faisais les choses correctement.
Et finalement, dans la nuit du mercredi au jeudi, Aria a fait sa première vraie tétée. J'ai ressenti un soulagement incroyable. Lors de la pesée du jeudi matin, Aria avait enfin pris du poids (après être descendue à 2kg900, contre 3kg220 à sa naissance). Cette prise de poids était le feu vert pour notre retour à la maison. Les pédiatres m'ont proposé de rester une journée de plus si cela me rassurait, mais j'ai finalement choisi de ne pas reculer et de faire le grand saut.
Les jours suivants n'ont pas été simples non plus. Après avoir été rassurée à la maternité, j'ai à nouveau été stressée par une prise de poids anarchique lors des semaines qui ont suivi. Un jour Aria prenait énormément de poids, le lendemain pas assez. Cette prise de poids instable nous a valu un suivi un peu plus important que la normale. Une puéricultrice de la PMI passait régulièrement pour peser Aria. On me demandait de boire 3 à 4 tisanes d'allaitement par jour pour stimuler ma lactation. Je pleurais très régulièrement en disant à Cyril que je ne savais pas si j'allais continuer, que c'était trop de soucis et que je n'en pouvais plus...
L'auxiliaire de la PMI me disait également de réveiller Aria la nuit car elle dormait soit-disant trop... J'ai fait le choix de ne jamais réveiller ma fille car j'estime qu'un enfant ne se laisse pas mourrir de faim (je n'inclus pas les bébés prématurés ou les bébés au poids trop faible qui pourraient ne pas ressentir la faim...). Ce n'est donc pas un conseil que je donne mais un simple retour sur mon expérience personnelle.
Puis est arrivée la visite du premier mois chez le pédiatre. J'avais choisi de me rendre chez le Dr. Philippe Sachs, et je peux vous dire que c'est de très loin le médecin le plus compétent que j'ai rencontré de ma vie. Si vous êtes sur Vannes, je vous recommande vivement de faire suivre votre enfant chez lui. Lorsque le pédiatre a pesé Aria, il s'est montré très rassurant en m'expliquant que la prise de poids sur le mois entier était bonne. Qu'il ne fallait pas s'acharner à peser mon bébé tous les jours et surtout que je faisais très bien les choses.... À la sortie de ce rendez-vous, j'ai appelé la PMI pour annuler les prochaines pesées. On m'a bien évidement demandé pourquoi je ne souhaitais plus être suivie, et j'ai tout simplement expliqué que le pédiatre s'était montré très rassurant. Et depuis ce jour, je n'ai plus eu aucun problème, et n'ai plus été angoissée à ce sujet.
Il m'a également été difficile de me rendre compte que j'idéalisais certains aspects de l'allaitement, y compris le rôle que le père pouvait jouer dans celui-ci. Je disais souvent avant d'accoucher que je tirerais souvent mon lait de manière à ce que Cyril puisse lui aussi nourrir sa fille. Mais j'ai vite saisi mon erreur quand j'ai vu que ma fille se calmait beaucoup plus vite à mon sein qu'au biberon. Cela a d'ailleurs été la source de pas mal de frustrations. Sans trop se rendre compte, mon mari gardait très peu Aria dans les bras lorsqu'elle pleurait en pensant systématiquement qu'elle avait envie de téter. Cela nous a valu quelques conflits parfois où je lui ai dit qu'il était autant capable que moi de soulager sa fille et qu'il était nécessaire qu'il se fasse confiance. Attention, ceci n'est pas une critique à l'égard de mon mari. Beaucoup de femmes que j'ai rencontrées depuis ma grossesse ont fait face exactement le même problème avec leur conjoint. Les papas ont besoin d'apprendre à se faire confiance et dans la parentalité, rien n'est une évidence. Je ne dis pas non plus que tous les hommes réagiront comme le mien, mais je voulais partager mon expérience avec transparence.
Je pense d'ailleurs que j'ai parfois pu être à fleur de peau et prendre mal le moindre fait et geste que Cyril pouvait faire... Pour exemple, même si il se levait pour aller chercher Aria pour les tétées de nuit, j'était très agacée quand je le regardais somnoler ou dormir tranquillement pendant que moi je luttais pour ne pas m'endormir et étouffer ma fille avec mes seins énormes...
Mon évolution dans l'allaitement
Comme je l'expliquais, même si avec Cyril nous nous sommes parfois retrouvés en conflit, nous avons appris à relativiser certaines situations et j'ai surtout appris à savourer les tétées au fur et à mesure où ma fille s'est régulée.
Au tout début de mon allaitement, je me cachais en permanence derrière un lange, ou un tissu avec toujours la peur au ventre du regard des gens. J'ai appris à me détacher de cela et à n'avoir que faire que quelqu'un puisse voir un bout de mon mamelon (bon, je ne fais pas non plus de l'exhibitionnisme, mais on ne contrôle pas toujours les mouvements et réactions de notre bébé...).
Une fois toutes les difficultés passées, j'ai vraiment découvert cet instant magique dont parle toutes ces femmes. Cet échange de regards si intense, les petits bruits d'amour de bébé pendant la tétée... C'est un vrai moment câlin que j'ai adoré partager avec ma fille.
Je n'arrive pas à décrire ce que je ressentais quand je regardais ma fille téter tellement cela m'émeut et m'apaise. Mes moments préférés étaient de loin les tétées du soir, lorsque je lui chuchotais des comptines ou des histoires à l'oreille. Elle esquissait parfois un sourire avant de continuer son repas.
On m'a souvent parlé des pics de croissance qui sont très difficile à vivre pour les mamans puisque le bébé se montre plus demandeur pendant ces périodes (qui peuvent parfois durer jusqu'à 8 jours). Je n'en ai jamais trop bavé à ce niveau avec Aria. Elle n'a fait qu'un seul vrai pic de croissance qui m'a valu une nuit blanche, mais dans l'ensemble, les nuits des 6 premiers mois se sont très très bien passées. Tellement bien passées que j'étais parfois obligée de la réveiller pour qu'elle tète car ma poitrine me faisait souffrir et était complètement engorgée.
On m'a souvent parlé des pics de croissance qui sont très difficile à vivre pour les mamans puisque le bébé se montre plus demandeur pendant ces périodes (qui peuvent parfois durer jusqu'à 8 jours). Je n'en ai jamais trop bavé à ce niveau avec Aria. Elle n'a fait qu'un seul vrai pic de croissance qui m'a valu une nuit blanche, mais dans l'ensemble, les nuits des 6 premiers mois se sont très très bien passées. Tellement bien passées que j'étais parfois obligée de la réveiller pour qu'elle tète car ma poitrine me faisait souffrir et était complètement engorgée.
Je mesurais aussi la chance que j'avais de pouvoir mener cette aventure lactée, quand certaines femmes qui souhaitaient tant allaiter n'en avaient malheureusement pas la possibilité autour de moi.
Avant d'accoucher, je disais souvent que je souhaitais allaiter Aria, mais que je tenais à ce qu'elle soit sevrée à l'âge de 6 mois... Mais j'ai finalement choisi de faire durer ces instants un peu plus longtemps avant d'y mettre fin depuis peu.
Ces paragraphes positifs semblent courts comparés à toute la partie détaillée sur les difficultés que j'ai rencontrées. Mais si je ne m'étale pas sur le positif c'est tout simplement parce que je ne trouve pas les mots pour qualifier le bonheur et tous ces sentiments positifs que j'ai pu ressentir pendant plus de 8 mois. La seule chose que je peux vous dire qui vous fera imaginer la puissance de ces sentiments, c'est que cela valait la peine de ne pas craquer au début, de continuer à allaiter malgré la fatigue, la poitrine qui gonfle... Que si je revenais en arrière, je ne changerais rien à tout cela. Cela n'a pas toujours été facile, mais je suis triste et nostalgique de devoir effacer ces moments de mon quotidien, même si cela signifie regagner en indépendance, et en faire gagner à ma fille.
Avant d'accoucher, je disais souvent que je souhaitais allaiter Aria, mais que je tenais à ce qu'elle soit sevrée à l'âge de 6 mois... Mais j'ai finalement choisi de faire durer ces instants un peu plus longtemps avant d'y mettre fin depuis peu.
Ces paragraphes positifs semblent courts comparés à toute la partie détaillée sur les difficultés que j'ai rencontrées. Mais si je ne m'étale pas sur le positif c'est tout simplement parce que je ne trouve pas les mots pour qualifier le bonheur et tous ces sentiments positifs que j'ai pu ressentir pendant plus de 8 mois. La seule chose que je peux vous dire qui vous fera imaginer la puissance de ces sentiments, c'est que cela valait la peine de ne pas craquer au début, de continuer à allaiter malgré la fatigue, la poitrine qui gonfle... Que si je revenais en arrière, je ne changerais rien à tout cela. Cela n'a pas toujours été facile, mais je suis triste et nostalgique de devoir effacer ces moments de mon quotidien, même si cela signifie regagner en indépendance, et en faire gagner à ma fille.
Le sevrage
Cette étape, comme tout le reste, dépend de chaque enfant. Elle est finalement aussi difficile pour la maman que pour le bébé. J'ai allaité Aria exclusivement jusqu'à plus de 5 mois. J'ai ensuite commencé la diversification alimentaire sur les conseils du pédiatre et Aria adore goûter de nouvelles choses. À 8 mois, elle a déjà ses fruits et légumes préférés... Mais je ne m'étale pas davantage sur le sujet, je ferai un article plus détaillé sur la diversification dans quelques semaines.
J'ai ensuite débuté le sevrage aux alentours de mi-septembre, quand Aria a eu environ 7 mois, en cessant petit à petit à l'allaiter la journée. Cela a été facile car j'ai repris le travail à 75%. Elle n'avait donc pas d'autres choix que de prendre son biberon. Les tétées du matin et du soir ont été plus compliquées à supprimer puisqu'elles étaient les plus longues, et elles étaient généralement synonymes de retrouvailles après de longues heures de séparation (par le sommeil, ou après une journée de travail). Aria a refusé de prendre une tétine jusqu'à ce que je décide de supprimer la tétée du soir. Quand elle s'est rendue compte qu'elle serait obligée de faire sans mon sein, elle a alors accepté la tétine pour combler son besoin de succion.
Je tente doucement de la sevrer lorsqu'elle souhaite téter la nuit, mais elle pleure encore beaucoup lorsqu'elle voit arriver le biberon, ou lorsqu'elle se tourne vers moi pour un câlin et ne trouve pas mon sein... Nous sommes cependant sur la bonne voie. Je lui explique régulièrement que l'allaitement doit s'arrêter, que cela fait partie de la suite normale des choses, mais que je serai toujours là pour elle et la rassurer autrement.
En ce qui concerne le choix du lait artificiel, je vous recommande de demander conseil à votre pédiatre. Les professionnels ne sont pas tous du même avis sur le sujet. Il faudra ensuite faire en fonction de votre bébé qui pourra aimer ou non le goût du lait que vous choisirez, ou encore le tolérer ou non. Nous avons personnellement opté pour du lait artificiel à base de lait de chèvre puisque certaines études ont démontré que les hormones trouvées dans le lait de chèvre sont plus adaptées aux bébés que les hormones que l'on trouve dans le lait de vache. Nous sommes également de grands amateurs de produits bio, nous estimons que cette façon de consommer est un investissement pour notre santé et celle de notre fille, il allait donc de soi que nous choisirions un lait maternisé bio. Nous prenons généralement les gammes Capréa de chez Babybio ou Prémichèvre de chez Prémibio. Les boîtes coûtent assez cher mais encore une fois, c'est un choix fait avec nos convictions personnelles et sommes convaincus que cet investissement est pour la bonne santé de notre fille.
Quelques petits conseils
Quelques petites infos à savoir...
Tout d'abord, je vais reprendre les paroles d'un certain nombre de mamans, mais les débuts de l'allaitement sont difficiles et il faut en être consciente si on ne souhaite pas baisser les bras. Bien évidemment chaque femme est différente, tous les bébés sont différents, et par conséquent, tous les allaitements sont différents. Vous allez donc rencontrer des difficultés et / ou des facilités différentes des miennes. Les professionnels disent généralement qu'une fois les 15 premiers jours passés, la maman et le bébé commencent à prendre leurs habitudes et donc l'allaitement devient plus facile.
Ce qu'il faut prendre en considération (et c'est une information que l'on a tendance à zapper lorsque les sages-femmes en parlent en préparation à l'accouchement) est que l'allaitement prend énormément de temps les deux premiers mois environs. Les mots qui reviennent souvent chez les femmes allaitantes lors des les premiers mois de bébé sont "J'ai l'impression de ne faire que donner la tétée !".
Le bébé est très demandeurs car le lait maternel se digère en 20 minutes (contrairement au lait artificiel qui se digère beaucoup plus lentement). Un bébé nourrit au sein est nourrit à la demande. Il va donc peut être téter 20ml lors d'une première tétée, et redemander 20 minutes plus tard pour téter 150ml. Impossible de savoir combien le bébé boit, sauf si vous tirez votre lait et lui donnez au biberon, mais je parle en quantité de lait ingérer et non pas en temps de tétée puisque le débit des seins de chaque femme est différent. Les tétées sont donc parfois longues et très rapprochées...
Si l'allaitement vous tient vraiment à coeur, je ne peux que vous encourager à tenir lors des deux ou trois premiers mois qui sont généralement les plus difficiles, jusqu'à ce que l'enfant se régule. Aria a mis environ deux mois à espacer les tétées, mais encore une fois, cela dépend des bébés. Pour d'autres bébés, cela va prendre un petit peu plus de temps, pour d'autres un peu moins... Si vous décidez de mettre fin à votre allaitement, alors soyez fières de vous, ne regrettez rien. C'est déjà tellement bien d'avoir envie d'essayer et d'être allées jusque là où vous êtes arrivées.
En ce qui concerne la conservation du lait. Une fois tiré, il se garde 4 heures à température ambiante, 48 heures au réfrigérateur et 3 mois au congélateur ! Ces durées ne sont bien évidement pas cumulables, vous vous en doutez.
Pour celles qui se demandent à quel moment tirer leur lait, encore une fois, cela dépend de vous, de votre bébé, de votre lactation, etc. Aria tétait trop souvent les premiers mois pendant la journée. Je ne pouvais donc pas me permettre de le tirer tant qu'elle était éveillée. Mais étant donné qu'elle dormait jusqu'à 12 heures la nuit, je me réveillais généralement vers 2 heures du matin pour vider ma poitrine. Cela m'a permis de faire du stock pour la reprise du travail et d'allaiter Aria jusqu'à aujourd'hui.
Si vous rencontrez des difficultés persistantes pendant l'allaitement, n'hésitez pas à consulter un médecin généraliste ou un pédiatre pour vérifier si votre bébé n'a pas de RGO (reflux gastro-œsophagien) ou si vous n'avez pas un REF (réflexe d'éjection fort). On en entend peu parler et pourtant beaucoup de femmes ont ce problème.
Pour stimuler la lactation, il existe une multitude de petites astuces. En voici quelques unes :
- boire plusieurs tisanes d'allaitement par jour
- prendre des comprimés de levure de bière
- manger une dizaine d'amande tous les matins
- boire 2 litres d'eau par jour
- prendre de l'homéopathie (parlez-en à votre sage-femme)
- etc.
Si vous rencontrez des difficultés persistantes pendant l'allaitement, n'hésitez pas à consulter un médecin généraliste ou un pédiatre pour vérifier si votre bébé n'a pas de RGO (reflux gastro-œsophagien) ou si vous n'avez pas un REF (réflexe d'éjection fort). On en entend peu parler et pourtant beaucoup de femmes ont ce problème.
Pour stimuler la lactation, il existe une multitude de petites astuces. En voici quelques unes :
- boire plusieurs tisanes d'allaitement par jour
- prendre des comprimés de levure de bière
- manger une dizaine d'amande tous les matins
- boire 2 litres d'eau par jour
- prendre de l'homéopathie (parlez-en à votre sage-femme)
- etc.
Pour mon prochain allaitement
Je pense que je serai plus préparée aux difficultés de l'allaitement et vivrai donc les choses de façon moins difficile quand bébé 2 arrivera.
Je me prendrai beaucoup moins la tête en regardant la courbe de poids de mon prochain bébé, et me ferai tout simplement confiance.
Et sans aucune hésitation, je peux dire que je suis prête à allaiter de nouveau au moins 6 mois.
Et je terminerai par un petit message à toutes les mamans, qu'elles allaitent ou non. Les seuls conseils que je peux vous donner est de vous faire confiance, de croire en vous et votre bébé, et de profiter de ces instants si précieux même si ils paraissent parfois éprouvants.
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